mardi 5 juin 2018

Bailler ça dope !

Involontaire, irrépressible et contagieux, cette grande inspiration qu'est le bâillement est un signal important qu’il convient d’écouter attentivement...

Notre corps exprime ainsi le besoin d’une pause, d'un changement de rythme, un désir de nourriture, de détente, de sommeil, et il nous le fait savoir plus ou moins bruyamment !
#bâiller un mouvement profond qui régénère
Bâiller n'est donc pas une simple ouverture de la bouche, mais un mouvement généralisé d'étirement profond, les muscles respiratoires (diaphragme, intercostaux, scalènes), de la face et du cou qui envoie un bouffée d'oxygène au cerveau, relaxe tout le corps et aère les idées grace aux hormones sécrétées !

Pourquoi bâille-t-on ? A quoi ça sert ? Pourquoi il ne faut pas retenir ou contrarier un bâillement ? Pourquoi le bâillement est-il communicatif ?



Le bâillement est une contraction intense de certains muscles de la face et du diaphragme entraînant une inhalation profonde d'air par l'ouverture de la bouche grande ouverte, suivie d'une courte mais profonde et rapide expiration. C'est un comportement physiologique et « réflexe » banal qui existe dès le stade fœtal chez de nombreux animaux, y compris les poissons.

Bâiller est bon pour la santé
Dans l'éducation judéo-chrétienne, bâiller était mal vu en public. Bâiller aide pourtant notre corps à se relaxer. On recommande même de provoquer des bâillements au cours de la journée, à chaque fois que l’on se sent trop... pressé, déconcentré, stressé, fatigué, ou qu'on cherche à faire lâcher des tensions.
Bailler facilite également l'endormissement ou le ré-endormissement.

#étirementMusculaire mais encore ?
Les bâillements surviennent environ 250 000 fois au cours d’une vie, soit une moyenne de 5 à 10 fois par jour, avec une fréquence accrue au réveil, et chez le nourrisson. Le cycle d’un bâillement complet se déroule en trois phases suivies d’une sensation qu'il faut apprendre à apprécier, de bien-être et de détente...

Bâiller booste le cerveau
parce-qu'il permet de le rafraîchir !
En effet, le bâillement pourrait également être déclenché par une augmentation de la température du cerveau, qui, bien que pas plus gros qu'un pamplemousse, est très coûteux pour le métabolisme puisqu'il consomme 40% de notre énergie.

Bâiller est donc au cerveau ce qu'une boisson fraîche en plein été est à notre corps !

#communicationNonVerbale #empathie
Un bon bâilleur en fait bâiller sept, parce-que bailler est contagieux ! Oui, le #bâillement est un acte communicatif touchant 75 % de la population, intimement lié à l’empathie de chacun...
Ainsi, une étude récente, menée à l'université a démontré que la contagion du bâillement est plus élevée en réponse à des parents, puis amis, puis des connaissances, et enfin des étrangers : la contagion du bâillement est donc affectée par le lien empathique qui connecte deux personnes !

#baîllementEtEtirement
L'association bâillement étirements se nomme pandiculation. Moindre audition, paupières fermées, sensation de plénitude corporelle concourent à une relative perte de contact avec l'environnement. Le bâillement est souvent perçu comme une jouissance, un bien-être.

Le bâillement suggère à notre organisme tout entier de se relaxer
« En s’étirant, la coupole du diaphragme thoracique étire simultanément les deux autres coupoles auxquelles elle est reliée, détendant le crâne et le plancher pelvien », explique Guy Boitout, ostéopathe. Via les fascias, qui entourent les muscles, la relaxation gagne le système musculo-articulaire et rééquilibre la tension de l’enveloppe du cerveau et de la moelle épinière. Le lâcher-prise est garanti. Bâillons et accueillons nos bâillements sans complexes ! Provoquons-les à chaque fois qu’il est nécessaire de faire face aux coups de stress, aux émotions fortes ou aux réunions difficiles. Sans oublier de les associer à l’étirement de tout le corps, avant de nous endormir, ou le matin au réveil."  Source Psychologies.com

Bâiller toute la journée et faire bâiller ses proches c'est possible, quasiment sur commande !
Il est très facile de s'entraîner à bâiller à volonté, il suffit d’un peu d’entraînement : un large appel d’air, puis un temps d’apnée qui maintient notre diaphragme étiré et nos poumons grands ouverts. Le relâchement arrive d’un coup et, avec lui, une profonde sensation de bien-être.


Clin d'oeil - « À bouche que veux-tu », le bâillement et ses métamorphoses,chorégraphie #SandraAbouav 2017





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